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Les hommes et femmes célèbres


Ausone (Decimus Magnus Ausonius)

Le poète Ausone naquit à Bordeaux vers l'an 309 et mort vers 394, sous l'empire du grand Constantin.
Son père, Jules Ausone, né à Bazas vers l'an 287, premier médecin de l'empereur Valentinien 1er, après avoir professé quelque temps la médecine dans cette ville, vint s'établir à Bordeaux.
Jules Ausone avait un bien honnête et suffisant pour suivre l'inclination qui le portait à ne retirer aucune rétribution de son art. Ses qualités personnelles ne le firent pas moins considérer que les services qu'il rendait au public. il fut préfet de l'Illyrie , sénateur honoraire de Rome et de Bordeaux. il mourut à l'âge de 90 ans. Mais tous ces titres furent moins lucratifs qu'honorables.

A sa naissance du poête Ausone, un mathématicien célèbre, qui s'adonnait aussi à l'astrologie judiciaire, prédit qu'il aurait une brillante destinée, ce qui engagea sa mère à prendre un soin particulier de son éducation, Æmilia Hilaria, sa tante maternelle, demanda à se charger de son neveu pendant ses premières années. On le lui confia d'autant plus volontiers qu'elle était propre à jeter dans son cœur des principes d'honneur et de religion, qui portent toujours leurs fruits dans ces occasions critiques où la jeunesse se trouve si souvent exposée. Ausone, sorti de l'enfance , s'appliqua à la grammaire.

Après avoir fait une étude assez superficielle de la langue grecque , il se livra tout entier à l'éloquence et à la poésie. Il eut l'avantage de prendre des leçons du célèbre Victor Minervius, qui , après avoir professé avec distinction à Bordeaux, à Rome et à Constantinople, était revenu dans sa patrie se consacrer de nouveau à l'éducation de la jeunesse. Un maître, si consommé dans l'éloquence, trouva dans Ausone un disciple digne de lui. Après s'être formé sous ce grand homme , et lui avoir dérobé, pour ainsi dire, tous les secrets de son art , il fut attiré à Toulouse par la réputation ÆEmilius Magnus Arborius, son oncle maternel, qui professait l'éloquence dans cette grande ville. Arborius, étonné.du progrès que son neveu avait fait dans les belles lettres , ne négligea rien pour perfectionner ses talents : peut-être prévoyait-il une partie des avantages qu'ils devaient lui procurer un jour. Ausone, ayant fini ses études, essaya de les rendre utiles à ses compatriotes, en s'adonnant aux exercices du barreau. Il le quitta à l'âge de trente ans, pour remplir une place de professeur dans le collége de Bordeaux. Il compta, au nombre de ses disciples, saint Paulin, qui fût l'évêque de Nole. Ce fut principalement à Ausone que le collége de Bordeaux fut redevable de sa réputation. On accourait de tous côtés pour apprendre de ce grand homme à former son esprit et son cœur. Ausone donnait une égale attention à ces deux objets, convaincu que, sans la probité, les talents ne servent qu'à nous corrompre.

Ausone professait, depuis trente ans, les belles-lettres, lorsque Valentinien 1er le fit venir à Trèves pour prendre soin de l'éducation de son fils Gratien, déjà déclaré Auguste. Il répondit si bien à la confiance dont l'empereur l'honorait, que ce prince, découvrant tous les jours en lui de nouvelles qualités, l'éleva aux charges les plus importantes : il fut successivement comte du Palais, questeur et préfet du Prétoire. Valentinien ayant envoyé son fils faire sa première campagne contre les Suèves, quoiqu'il ne fût âgé que de neuf ans, Ausone l'accompagna. Un jour que les Romains avaient fait des prisonniers, une esclave d'une beauté rare tomba enpartage à Ausone. Quoique d'un âge avancé, il ne fut point insensible à ses charmes.

Ausone exerça la préfecture en Italie, en Afrique et dans les Gaules. Gratien lui permit de partager avec son fils Hespère cette dernière place. Ce prince saisissait toutes les occasions de répandre ses bienfaits sur Ausone : il voulut y mettre le comble en le nommant premier consul pour l'an 379. Il lui apprit sa nomination dans une lettre qu'il lui écrivit et qu'il terminait ainsi : « je voudrais tâcher de m'acquitter envers vous, mais je sens que je serai toujours insolvable ».

Ausone fut d'autant plus sensible à cette grâce, car on ne donnait, alors, le consulat qu'aux personnes de la plus haute naissance. Il s'efforça d'exprimer sa reconnaissance dans un très beau panégyrique où, sous prétexte de remercier l'empereur, il le peint sous les traits les plus délicats et les plus flatteurs. Ce panégyrique fut prononcé à Trèves, le dernier jour de son consulat. Cratien voulut que cette sortie fût célébrée par une fête brillante : il accourut des extrémités de la Thrace pour Premier. l'honorer par sa présence, et pour témoigner, devant les personnages les plus distingués de l'empire, l'estime qu'il ne cessait de conserver pour son cher Ausone. Ce jour si remarquable fut le triomphe du mérite et de la reconnaissance.

Pendant la vie de Gratien, Ausone ne put obtenir la permission de quitter la cour, mais ses délices, ainsi que le tumulte des armes, ne l'empêchèrent pas de cultiver les sciences. L'inclination qu'il avait pour elles surmonta tous les obstacles qui auraient pu l'en détourner. Elles avaient toujours fait sa passion, et il leur consacrait tous les moments qu'il pouvait dérober à ses devoirs. C'est ainsi qu'il y fit des progrès considérables, et qu'il passa, avec raison, pour un des plus savants hommes de son siècle. Les poètes et les orateurs les plus célèbres de l'empire se firent honneur d'avoir des liaisons particulières avec Ausone, et d'envoyer leurs ouvrages à un savant si capable de les apprécier.

La mort de Gratien permit à Ausone de se retirer à Bordeaux, où il donna à ses compatriotes le spectacle d'un sage, à qui la fortune avait prodigué ses faveurs, et qui n'en avait pas été ébloui. Bientôt, après, il résolut d'entrer dans une retraite profonde. La campagne fut sa prinpale demeure. Il y avait des terres considérables, et il y passa les dix dernières années de sa vie dans les amusements qu'offre ce séjour et dans les occupations du cabinet. Quoiqu'avancé en Age, son amour pour l'étude , n'étant plus distrait par aucun objet étranger, sembla reprendre de nouvelles forces. Plusieurs des ouvrages d'Ausone sont les fruits de sa vieillesse. Il entretint un commerce réglé avec les savants de sa patrie et avec d'autres plus éloignés. Le plus illustre fut l'orateur Simmaque qui résidait à Rome. Il leur envoyait de temps en temps de petites pièces de poésie, ou il leur écrivait des lettres qui ne restaient pas sans réponse. Il soutint, jusqu'au dernier moment de sa vie, les études qui commençaient à tomber dans la langueur, et il prouva, par son exemple, combien un seul homme peut rendre de services aux belles-lettres, en excitant cette émulation qui sont le principe et le mobile. [Voir AUSONE : Oeuvres complètes (traduction) - Remacle]

Saint Paulin

Elève d'Ausone il naquit, dit-on, à Bordeaux, à l'endroit qui porte encore le nom de place Puy-Paulin.
Il épousa une riche et vertueuse Espagnole, nommée Thérasie. Après la mort de leur enfant unique, les deux époux, dégoûtés du siècle, vendirent leurs biens, en distribuèrent le produit aux pauvres, passèrent en Italie et s'établirent à Noie, où Paulin, déjà élevé au sacerdoce, fut élu évèque, en 409. Thérasie mourut en 413 et saint Paulin en 431. [Voir le site de Nominis pour sa vie complète]

Aliénor ou Éléonore de Guienne

Petite-fille de Guillaume VIII, comte de Poitiers, qui était le plus ancien des troubadours, elle naquit au château de Belin au début du XIIe siècle. Par son mariage avec Louis VII, elle fut reine de France en 1137 et par suite de son autre mariage, qu'elle contracta avec Henri d'Anjou, elle devint reine d'Angleterre en 1154.
On suppose aujourd'hui que la conduite de cette princesse n'a été ni aussi criminelle ni aussi louable que l'ont prétendu divers historiens qui ont écrit sur son compte.
Elle mourut à l'abbaye de Fontevrault en 1203, âgée de plus de quatre-vingts ans.

Légende ou vérité, une tenace tradition locale fait du château de Belin le lieu de naissance d’Aliénor d’Aquitaine.
Une chose est certaine, Aliénor accorda une charte au belinetois. Sous l’ancien régime les belinois surveillaient jalousement l’application de cette charte particulièrement bienveillante à leur égard.
[Voir le site de la mairie de Belin-Beliet]

Geoffroi Rudel ou Jaufre Rudel

Troubadour et seigneur de Blaye, qui vivait vers la fin du XIIe siècle, est célèbre surtout par sa mort déplorable. Il partit en croisade et traversa la mer pour le seul plaisir de voir une belle princesse de Tripoli, dont on lui avait vanté les charmes.
Étant tombé malade pendant le voyage, il fut débarqué mourant à Tripoli et il n'eut que le temps de voir la princesse quelques minutes avant d'expirer.

L’épisode de la traversée de Jaufre Rudel se place à l’époque de la seconde croisade (1147-1149). Durant celle-ci, le roi de France, Louis VII et sa femme Aliénor d’Aquitaine, suzeraine de Jaufre Rudel, empruntèrent la voie de terre par l’Anatolie. Seul le comte de Toulouse, Alphonse Jourdain et son fils Bertrand parvinrent en Terre Sainte en bateau. [Jaufre Rudel, troubadour de l’amour de loin.]

Aimeri de Bellinoy

Neveu d'un troubadour et troubadour lui-même, il naquit à Lesparre. Il reste plusieurs pièces de Bellinoy, que M. Raynouard a insérées dans son Choix des Poésies originales des Troubadours. Le poète mourut en Catalogne.

Bertrand de Got ou Gouth

Originaire de Villandraut, il fut nommé évèque de Comminges en 1295, archevêque de Bordeaux en 1299 et pape, sous le nom de ClémentV, en 1305.
En 1309, Clément transféra le saint-siége à Avignon. On lui doit la jolie petite église d'Uzeste où il fut inhumé, le château de Villandraut, ainsi que plusieurs autres châteaux, bâtis dans la province par les cardinaux de sa cour. «L'histoire lui reproche une cupidité sans bornes, d'indignes amours avec la princesse de Périgord, des intrigues, des goûts, des mœurs, dont aurait rougi un simple laïque. » On lui reproche aussi la proscription des Templiers et l'assassinat juridique de leur grand-maltre. Clément V mourut à Roquelaure, dans l'évêché de Nîmes, en 1314.

Sous son égide furent aussi construits dans le sud de l'actuel département de la Gironde les châteaux dits « clémentins » : [Villandraut], [Roquetaillade], [Budos], [Fargues], La Trave. Il a donné son nom au château Pape Clément.

Au XVIe siècle

Zachaire, alchimiste - de Lancre et Dignosius, auteurs de Traités sur les Démons, les Sorciers et la Transmutation des métaux - François-de-Foix de Candale, évèque d'Aires - Guillaume de Bordes, astronome, natif de Bordeaux - Reulin, grammairien - Gabriel de Lurbe, chroniqueur de Bordeaux, sa patrie - Lancelot de Carle, évêque de Riez - Pierre de Brach, auteur et imprimeur - de Chantelouve, poète tragique - Jean du Vignau, traducteur de la Jérusalem délivrée - de Pontac, évèque deBazas et l'un des prélats les plus distingués de l'église gallicane - Girard du Haillan, enfant de Bordeaux, auteur de l'Histoire de France (de Pharamond à Charles VII) et enfin, Fronton du Duc, auteur ecclésiastique.

Michel de Montaigne

L'auteur immortel des Essais, naquit en 1533, dans le château de ses pères, en Périgord. Il fut élevé à Bordeaux , où il passa presque toute sa vie, longtemps comme conseiller au parlement et quatre ans comme maire de la ville; aussi Bordeaux l'a toujours compté au nombre de ses plus illustres citoyens (1). La première édition des Essais parut à Bordeaux en 1580; elle ne contenait que deux livres. Plusieurs autres éditions plus complètes parurent plus tard du vivant de l'auteur. Dans cet ouvrage admirable, a la fois « ingénieux et naïf, érudit et naturel, agréable et profond , l'auteur fait l'histoire du cœur humain, en développant jusqu'aux plus secrets replis du sien. »

Au XVIIe siècle

On trouve à Bordeaux plusieurs érudits, chirurgiens et médecins distingués, au nombre desquels :
Jean d'Espagnet, physicien, philosophe et magistrat intègre - Jacques Primerose, auteur de plusieurs ouvrages sur la médecine - Jean Mingelousaulx, l'un des meilleurs chirurgiens de l'époque - Joseph de Voisin, auteur ecclésiastique - Louis Lecomte, auteur d'un livre sur les mœurs et la religion des Chinois, chez lesquels il avait été envoyé comme missionnaire, en 1685 - Jacques de Fonteneil, chroniqueur - Jacques Biroat, prédicateur du roi - Isaac de la Peyrère, auteur du Rappel des Juifs et du Traité des Préad'amites, ouvrage condamné au feu et qui fit emprisonner l'écrivain - Trichet-Dufresne, érudit et bibliothécaire de la reine Christine de Suède.

Charles Secondat de Montesquieu

Baron de La Brède, il naquit au château de La Brède, près de Bordeaux , en 1689. Les Lettres Persannes qui parurent en 1721; le Temple de Gnide, en 1725; les Considérations sur les Causes de la grandeur et de la décadence des Romains, ouvrage composé à La Brède en 1734; enfin l'Esprit des Lois, ouvrage auquel il avait consacré presque toute sa vie et qui parut eu 1748, ont rendu Montesquieu immortel et lui ont valu le titre de législateur des nations.
En 1750, pour répondre aux critiques, il publia la Défense de l'Esprit des Lois et mourut à Paris cinq ans après, universellement regretté.

Son fils, Jeau-Baptiste Secondat de Montesquieu, né en 1716, fut conseiller au parlement de Bordeaux et publia quelques ouvrages sur les sciences naturelles ; il mourut en 1796.

Risteau et Barbot furent des littérateurs savants , de la même époque que Montesquieu.
Jean Jacques Bel, conseiller au parlement de Bordeaux, bon critique et auteur d'un ouvrage spirituel dirigé contre quelques sommités littéraires de l'époque, légua sa bibliothèque et son hôtel à l'Académie de Bordeaux ; il mourut à Paris en 1738.

Au XVIIIe siècle

J.-C. de Lavie, auteur de plusieurs ouvrages de droit public et de morale - P.-J. Dudon, auteur du Compte Rendu des constitutions des jésuites - Charles Dupaty, auteur des Lettres sur l'Italie et de plusieurs autres ouvrages - Mathieu Tillet, agronome - Pierre Dupin, avocat et auteur - Arnaud Berquin, célèbre par ses charmants écrits et surtout par l'ami des Enfants, ouvrage couronné par l'Académie française en 1784.

B. A. Lafaurie, auteur et professeur - Jean Baurein, l'auteur des Variétés bordelaises - P. Jaubert, traducteur d'Ausone - J.-F. Lafitau, missionnaire et auteur de deux livres sur l'Amérique - L.B. Lataste, bénédictin - Pierre-François Lafitau, évèque de Sisteron - Noël Larrière, né à Bazas en 1738, l'un des meilleurs écrivains ecclésiastiques du XVIIIe siècle - J.-B. Sensaric, bénédictin, professeur de belles-lettres et prédicateur du roi.
Les membres les plus célèbres de la faculté de médecine dans le même siècle sont: J. B. Sylva, médecin très-distingué, loué plusieurs fois dans les ouvrages de Voltaire - Brethous, anatomiste et lithotomiste - Dessault, Grégoire, Martin, Dupuy, Roux, professeur de chimie à Paris, Aymen et Vilaris, chimistes et pharmaciens distingués. Enfin nous ajoutons à cette liste deux noms d'artistes: P. Gaviniez, violon célèbre et habile compositeur et F. Dupont qui se distingua aussi comme compositeur.

La révolution

Plusieurs des députés de la Gironde se sont distingués comme grands orateurs ou comme habiles écrivains politiques ; tels sont : Vergniaud, né à limoges, chef des Girondins, Gensonné, Guadet, Boyer-Fonfrède, Ducos, Grangeneuve, qui périrent tous victimes de l'assassinat juridique du 31 octobre 1793.
Alexandre Deleyre, né à Portets en 1726, fut l'auteur de plusieurs ouvrages philosophiques; nommé député à la Convention nationale, il devint plus tard membre du conseil des Cinq-Cents.
A cette liste de noms glorieux il faut ajouter l'honorable Romain Desèze, le courageux défenseur de Louis XVI, dont il plaida la cause au péril de sa vie. Il fut créé pair de France en 1815. Son frère Victor et son neveu Aurélien Desèze, se sont aussi distingués : le premier comme médecin et comme savant, le dernier comme avocat et représentant du peuple.

Balguerie-Stuttenberg

Né à Bordeaux le 30 septembre 1778, consacra ses talents à l'extension de la propriété commerciale et à l'embellissement de sa ville natale. C'est à ses efforts que Bordeaux doit le pont de pierre, la fondation de sa banque et d'une caisse d’épargnes et de prévoyance, Avec d'autres armateurs et négociants : Daniel Guestier, David et Nathaniel Johnston, Sarget, Portal, Chaigneau, la première société bordelaise de bateaux à vapeur, son entrepôt, ses bains des Quinconces et sa fonderie; il contribua puissamment aussi à l'achèvement de plusieurs ponts et d'autres établissements utiles dans différentes parties du département. Il mourut en 19 août 1825, à Bagnères-de-Bigorre.

Joseph-Henri-Joachim Lainé

Né à Bordeaux en 1767, fut nommé député en 1805. Il se distingua comme orateur dans l'Assemblée législative, où il eut le courage de s'opposer aux mesures arbitraires de Napoléon; il fut nommé ministre en 1816. On le compte au nombre des ministres qui n'ont ni accru leur fortune ni changé de mœurs; ce fut un homme de conviction et non d'intrigue. 11 mourut en 1835.

J. J. Taillason

Né à Blaye en 1746, se distingua comme littérateur et surtout comme peintre ; il a laissé plusieurs bons tableaux, dont un se trouve au Musée de Bordeaux.

Pierre Lacour

Peintre, né à Bordeaux en 1746, a laissé également plusieurs bons tableaux. Son chefd'œuvre, tableau qui représente saint Paulin accueillant des Persécutés, est conservé au Musée de la ville. Ce peintre estimé est mort à Bordeaux en 1814.

Louis Combes

Ingénieur-architecte, Louis CombesSin_foto.pngGuy-Louis Combes, Louis-Guy Combes, plus couramment appelé Louis Combes (1754 à Podensac - 7 mars 1818 à Bordeaux) est un architecte français.

Il commence à travailler dans le cabinet de l'architecte voyer de la ville, Richard-François Bonfin. Il est remarqué et reçoit déjà des prix, en 1778. Quelques mécènes lui permettent de poursuivre sa formation à Paris où il est accueilli dans l'atelier de Richard Mique puis de Peyre le Jeune. En 1781, il reçoit le grand prix d'architecture de l'académie. Il part alors passer trois années à Rome où il étudie les monuments antiques et de la Renaissance.

1786 : bains publics de Bordeaux ;
1788 : hôtel Acquart, 5 cours de l'Intendance ;
1791 : tribunaux civil et criminel (aujourd'hui hôtel de ville de Bordeaux) ;
1796 : hôtel Meyer, face au Grand Théâtre de Bordeaux ;
1802 : Museum, 28 rue Jean-Jacques Rousseau ;
1805 : maison 13 rue Buffon ;
1805 : restauration de l'église Saint-Paul de Bordeaux ;
1805-1810 : les communs, les chais de Château Margaux ;
1810-1818 : Château Margaux ;
1811 : Dépôt de mendicité de Bordeaux
naît en 1754 à Podensac. Il est le fils d'un maître menuisier de Bordeaux qui appartient à un milieu protestant modeste. Il commence à travailler dans le cabinet de l'architecte « voyer de la ville », « Richard-François Bonfin ». Il est remarqué et reçoit déjà des prix, en 1778.

En 1785 où il travaille sur le projet de la place en remplacement du Château Trompette dirigé par Victor Louis dont l'intendant avait obtenu du roi la démolition en août. Après avoir reçu la somme de 7 500 000 livres pour l'achat des matériaux du château Trompette en octobre 1786, Louis XVI avait demandé aux architectes de présenter leurs plans. Victor Louis avait prévu une place en hémicycle s'ouvrant sur le fleuve sur laquelle donnaient treize rues en hommage aux treize états américains devenus indépendants. Cette place était ornée en son centre d'une colonne Ludovice à la romaine surmontée de la statue du roi. Ce projet va s'arrêter en 1787 quand on va s'apercevoir que les 7 500 000 livres n'ont jamais été versées.

De son œuvre construite, on citera les bains publics (1786), l'hôtel du jurat Acquart (1785), l'hôtel Saint-Marc (œuvre qu'on lui attribue), l'hôtel Meyer (1795-1796), une maison rue Sainte-Colombe, différents projets de châteaux et l'aménagement des dépendances et des parcs du château de La Roque et de Château-Raba. Entre 1805 et 1810, ce seront les communs et les chais de Château-Margaux dans le Médoc.

Combes est peut-être plus utopiste que constructeur ; ses théories, exprimées dans d'intéressantes conférences manuscrites qui ont été conservées, s'accompagnent de dessins de projets, tous plus mégalomanes et plus irréalisables les uns que les autres. Très attaché, non sans opportunisme, à l'idéal révolutionnaire, Combes propose à l'Assemblée nationale les projets d'un temple de la Liberté à l'emplacement de la Bastille (1790) et d'un cirque national. Pour Bordeaux, les projets sont aussi gigantesques : port monumental sur la Gironde, place à l'emplacement du Château-Trompette (concours de 1798-1800).

La démesure est à son comble lorsque, en 1813, il propose de tailler le sommet du mont Cenis en forme de pyramide pour y placer la statue de Napoléon. En 1796, Combes est nommé correspondant de l'Institut de France, en même temps que son homologue nantais M. Crucy (ils avaient tous deux été jugés comme les meilleurs architectes de province). Louis Combes est le digne émule d'un Ledoux ou d'un Boullée, et sa position marginale le rend encore plus attachant à l'apogée du néo-classicisme.

Daniel RABREAU, « COMBES LOUIS - (1754-1818) », Encyclopædia Universalis

Vincent-Léon Pallière

Né à Bordeaux en 1787, mort en 1820, remporta à Paris le grand prix de peinture, à l'âge de 25 ans. Ce peintre a laissé une foule de tableaux, dont deux: Tobie rendant la vue à son Père et un Berger en repos, se trouvent au Musée de Bordeaux.

Pierre Galin

Musicien-compositeur et professeur de mathématiques, né à Bordeaux en 1786 , publia plusieurs ouvrages sur la musique. 11 mourut en 1821.

Pierre Rode

Musicien célèbre, né à Bordeaux en 1778, devint premier violon, d'abord du consul Bonaparte et plus tard de l'empereur Alexandre de Russie. 11 mourut en 1829.

Rosa Bonheur

Marie-Rosalie BonheurRosa_Bonheur.jpgMarie-Rosalie Bonheur, dite Rosa Bonheur, née le 16 mars 1822 à Bordeaux en Gironde et morte le 25 mai 1899 à Thomery en Seine-et-Marne, est une artiste peintre et sculptrice française, spécialisée dans les scènes de genre avec des animaux et la peinture animalière.

En 1849, ce tableau commandité, intitulé Le Labourage nivernais, obtient un réel succès. La même année, Rosa Bonheur est nommée directrice de l'École gratuite de dessin pour les jeunes filles, en remplacement de son père qui avait obtenu ce poste l'année précédente mais venait de mourir.

La carrière de Rosa Bonheur s'est déroulée à l'écart des courants artistiques. Ne s'associant à aucun des courants modernes successifs, romantiques, réalistes et impressionnistes, et bénéficiant toujours d'une clientèle fortunée, dont elle ne rechigne pas à faire le portrait des animaux de compagnie, elle a été associée à un courant conservateur, « bourgeois », auquel ces courants se sont tour à tour opposés. Ses positions politiques conservatrices et « agrariennes » ont accentué cette association.
, dite Rosa Bonheur, née le 16 mars 1822 à Bordeaux en Gironde et morte le 25 mai 1899 à Thomery en Seine-et -Marne, est une artiste peintre et sculptrice française, spécialisée dans les scènes de genre avec des animaux et la peinture animalière. [Détails sur Wikipédia]

Autres hommes célèbres

David Gradis, né à Bordeaux en 1742, mort en 1811, fut l'auteur de plusieurs ouvrages philosophiques.

J.B. Pujoulx, littérateur, né à Saint-Macaire en 1762, passa la plus grande partie de sa vie à Paris, où il publia un assez grand nombre de comédies et autres ouvrages amusants. Il mourut en 1821.

Joseph Despaze, membre de l'institut, né à Bordeaux en 1769, mort à Cussac en 1814, a laissé plusieurs satires et quelques pièces en prose.

Pierre Granié, mort en 1820, conseiller à la cour royale de Bordeaux, est l'auteur de quelques ouvrages : Histoire de l'Assemblée constituante; Histoire de Charlemagne, etc.

Jean-André Cazalet, chimiste , mort en 1825 , publia un ouvrage intitulé: Théorie de la Nature.

Jean-Paul-André des Rasins, marquis de SaintMarc , né en 1728, mort en 1817, se distingua comme militaire et comme auteur de plusieurs opéras.

Laffon de Ladebat, né à Bordeaux en 1746, fut député à l'Assemblée législative en 1791 et député au conseil des Cinq-Cents en 1797; il a laissé plusieurs écrits sur les finances.

Edmond Géraud , né à Bordeaux en 1775, mort en 1831, est l'auteur de quelques articles littéraires et de deux ou trois pièces de poésie.

Jean-Baptiste Algay de Martignac , fils d'un célèbre avocat de Bordeaux, naquit dans cette ville en 1776; nommé député en 1821, il devint ministre de l'intérieur en 1827. Après avoir déployé un grand talent comme ministre, il signala la générosité de son âme dans son éloquente défense du prince de Polignac. 11 mourut à Paris en 1832.

Raymond de Sèze, comte de Sèze, ou plus communément Romain Desèze1, est un magistrat et homme politique français né à Bordeaux le 26 septembre 1748 et mort à Paris le 2 mai 1828.
Il est désigné par le roi Louis XVI, au refus de Target, pour être adjoint à ses défenseurs Tronchet et Malesherbes. Il plaide avec courage la défense du roi devant la Convention, le 26 décembre 1792. Il est par suite arrêté comme suspect dans sa maison de campagne de Brévannes, près de Corbeil, et détenu à la prison de la Force jusqu'au 31 janvier 1794, puis transféré dans une maison d'où il sort après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794).
Le 15 février, Louis XVIII le nomma premier président de la Cour de cassation , et, quelques jours plus tard , grand trésorier, commandeur des ordres du roi.

Evariste Dumoulin, né en 1776, mort en 1833, fut longtemps l'un des principaux rédacteurs de la Minerve française et du Constitutionnel.

Charles-Mercier Dupaty, fils de l'auteur des lettres sur l'Italie, naquit à Bordeaux en 1771. En 1799, il remporta le grand prix de sculpture. On cite comme chef-d'œuvre, parmi ses nombres ouvrages : Ajax poursuivi par Neptune. Nommé membre de l'institut en 1816 et chevalier de la Légion-d'Honneur en 1819, Dupaty mourut à l'âge de cinquante-quatre ans. Ses deux frères se sont distingués : l'un (Louis-Marie) comme président de la cour impériale, l'autre (Emmanuel) comme officier du génie et auteur dramatique.

Auguste Rateau, né en 1757, mort en 1833, est un des avocats et des jurisconsultes qui ont illustré le barreau de Bordeaux. Il obtint, par la voie du concours, la chaire de professeur de droit romain dans cette ville et fut plus tard mis, par Napoléon, à la tête du parquet de la cour d'appel du département.

A. Ravez, grand officier de la Légion-d'Honneur, l'un des premiers jurisconsultes de France, président de la Chambre des Députés sous la Restauration.
Nommé président du collège électoral de Bordeaux par l'archichancelier Cambacérès en 1807, il est élu député de la Gironde sous la Restauration en 1816. Apprécié et estimé de Louis XVIII, ce dernier le désigne comme sous-secrétaire d'État au département de la Justice du 16 avril 1817 au 29 décembre 1818 dans le Gouvernement Armand du Plessis de Richelieu
Il siège en tant que Président de la Chambre des Députés du 11 décembre 1818 au 24 décembre 1823 et du 31 mars 1824 au 5 novembre 18274 et occupe le fauteuil de Premier Président de la Cour Royale (c'est-à-dire d'Appel) de Bordeaux de 1824 à 1830. À la suite du basculement de majorité à la Chambre fin 1827, il perd son fauteuil de Président et Charles X le choisit comme Conseiller d'État en service extraordinaire en 1828. Il sera fait Pair de France avec titre et rang de baron-pair par ordonnance du 10 août 18295.

Au nombre des guerriers distingués de Bordeaux et du département

N. Barberon , né en 1758, fut décoré par Napoléon, qui le nomma major du 30me de ligne.

César et Constantin Faucher, jumeaux, nés à La Réole en 1759, eurent, dit M. Jouannet, « mêmes traits, même caractère, même courage , mêmes opinions et même fin. Elevés ensemble, entrés ensemble au service, ils gagnèrent les épaulettes de genéral de brigade sur les mêmes champs de bataille. En 1815, accusés de révolte armée contre un ordre de choses dont la légalité pouvait encore leur paraître douteuse, ils furent condamnés et fusillés ensemble à Bordeaux. »

Pierre Baste, né à Bordeaux en 1768, fut nommé, après avoir passé par tous les grades, contre-amiral et commandeur de la Légion-d'Honneur. Après un grand nombre d'actions d'éclat, ce vétéran fut tué à la bataille de Brienne, en 1814.

Boudet, général de division et commandeur de la Légion-d'Honneur, né à Bordeaux en 1764, se distingua dans les Indes-Occidentales et dans plusieurs des campagnes de Napoléon. Enfin, il déploya son intrépidité aux batailles d'Essling et de Wagram, et mourut deux mois après cette victoire.

Luc Duranteau, général de brigade, né à Bordeaux en 1747, signala son courage en Italie et plus tard en Egypte, où, avec deux cents hommes, il soutint pendant deux jours une attaque de dix mille insurgés du Caire.

Le comte de Nansouty, lieutenant-général, grand cordon de la Légion-d'Honneur, naquit à Bordeaux en 1768. Il assista aux batailles d'Austerlitz, d'Eylau, de Friedland, d'Essling, de Wagram, d'Ostrowno, de la Moskowa, etc. ; Napoléon le regardait comme un de ses meilleurs généraux de cavalerie. Nansouty est mort de ses blessures à Paris en 1815.

Alexandre-André Machemin, de Bordeaux, commandant d'armes à Aigue-Morte, entré au service en 1792, se distingua dans plusieurs combats.

Pierre Clavet, capitaine au 34me de ligne, né à Saint-Macaire, montra son intrépidité en Espagne, en Italie, en Autriche, en Pologne, enfin dans trente trois campagnes. Blessé à Yena et à Friedland, il emporta dans sa retraite l'estime et l'admiration de ses compagnons d'armes.

N. Favereau, lieutenant-général, né à Blaye en 1755, mort en 1832, se distingua en Belgique en 1794. Plus tard Napoléon lui confia l'administration générale des hôpitaux en Italie.

Pierre-Anselme Garrau, inspecteur en chef aux revues, officier de la Légion-d'Honneur, naquit à Sainte-Foy en 1762. Député à l'Assemblée législative, ensuite à la Convention, puis réélu membre du conseil des Cinq-Cents, il montra dans plusieurs occasions ses talents comme administrateur et son courage comme guerrier.

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