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Place de la bourse

Clair-Claude Francin


Clair-Claude Francin

Alsacien. Né à Strasbourg le 5 juin 1702, fils de François-Alexis Francin et d'Éléonore Coustou, il était le neveu et l'élève de Guillaume et Nicolas Coustou et le petit-fils du sculpteur Pierre Lepautre, auteur de groupes en marbre placés dans le jardin des Tuileries et des boiseries de Saint-Eustache. C'était donc un artiste de race. Lauréat de l'École académique avec un second prix en 1729, un premier en 17304, il était allé à Rome en qualité de pensionnaire du roi.

Après avoir terminé ses études en Italie, il était rentré en France et avait été agréé de l'Académie royale de peinture et de sculpture le 23 février 1737 et le 27 juin 1740. Cinq ans plus tard, en 1745, il fut admis provisoirement académicien et il fit un Ganymède en plâtre pour Louis XV. Au portail de Saint-Roch, il avait sculpté deux anges jouant des instruments et deux Pères de l'Église latine. Il avait aussi travaillé à des bas-reliefs en bronze pour les petits autels de la chapelle de Versailles.

L'un représentait Les trois Marie venant au tombeau pour embaumer le corps de Notre-Seigneur et était destiné à l'autel de la communion.

Ces bronzes, posés en 1747, disparurent en 1772t. Il était donc en train de se faire à Paris une clientèle et un nom lorsque Verberckt le prit comme associé et le proposa pour les travaux de la Place Royale. L'idée était heureuse.

Francin devait rester à Bordeaux dix-sept ans, de 1748 à 1765, et y exécuter non seulement les sculptures de la Bourse, mais encore les trophées et les bas-reliefs du piédestal de la statue équestre, les groupes de la porte du Chapeau-Rouge, les écussons des portes Dijeaux et d'Aquitaine, le fronton du portique de l'Académie d'équitation au Jardin public, le cartouche de la porte d'entrée de l'hôtel de la Marine. Tourny, on le voit, avait reconnu le mérite de Francin ; il en fit son sculpteur en titre, et c'est ainsi que cet Alsacien de Strasbourg, dont la ville natale ne possède aucune oeuvre, qui n'est représenté au Louvre que par une modeste statuette, un Christ à la colonne de 1767, peut être justement salué comme un grand artiste bordelais.