Révolution française

Les Girondins


Jean-Antoine Lafargue de Grangeneuve

Jean-Antoine Lafargue de Grangeneuve, né le 4 décembre 1751 à Bordeaux et mort exécuté le 21 décembre 1793 dans la même ville, est un homme de loi et un homme politique français.

Fils d'un avocat au Parlement de Bordeaux, Grangeneuve est un des plus célèbres avocats de sa ville natale avant la Révolution.
En 1789, il adhère avec ferveur aux idées révolutionnaires et fonde la Société populaire de Bordeaux. Il devient également substitut du procureur à la commune de la cité.

Après la chute de Louis XVI, les idées du député girondin changent significativement. Beaucoup plus modéré, il dénonce l'un des premiers les massacres de Septembre.

Grangeneuve est réélu le 6 septembre 1792 député à la Convention, mais cette fois-ci pour les Bouches-du-Rhône, département dominé par le brissotin Barbaroux, le quatrième sur dix, avec 372 voix sur 674 votants. Il siège tout naturellement avec les Girondins et attaque la Commune de Paris et Marat.

Au cours du procès de Louis XVI, il vote pour l'appel au peuple, la détention jusqu'à la paix, mais ne se prononce pas sur le sursis. Le 13 avril 1793, il se prononce en faveur de la mise en accusation de Marat. Il accuse aussi les Montagnards de vouloir instituer une nouvelle tyrannie. En mai 1793, il défend la Commission des Douze, attaquée par la Commune de Paris et la Montagne.

Ces positions conservatrices entraînent la perte de Grangeneuve. Lors des Journées du 31 mai et du 2 juin 1793, il fait partie des députés girondins décrétés d'arrestation. Il parvient malgré tout à s'échapper et se réfugie chez lui à Bordeaux. Mis hors la loi le 28 juillet, il est dénoncé et arrêté en décembre.
Traduit devant une commission militaire, Grangeneuve est condamné à mort sur simple constatation de son identité. Il est guillotiné le 21 décembre 1793 (1er nivôse an II) en compagnie de son frère, Jean Grangeneuve, administrateur du département.

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Jean-Antoine Lafargue de Grangeneuve