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Le momument aux Girondins

Situé sur la place des Quinconces à Bordeaux. Il a été élevé entre 1894 et 1902 à la mémoire des députés Girondins victimes de l'insurrection du 2 juin 1793 L'insurrection du 2 juin 1793, Le dimanche 2 juin, une nouvelle insurrection éclata. Sur l'ordre du comité insurrectionnel, 80 000 hommes de la garde nationale emmenés par Hanriot cernèrent la Convention, tandis qu'une députation allait demander à l'Assemblée l'arrestation immédiate des chefs girondins.

Après un débat confus, l'ensemble de la Convention sortit à la suite de son président, Hérault de Séchelles, pour tenter de forcer le passage. En réponse, Hanriot ordonna: « Canonniers à vos pièces! » Vaincue, la Convention regagna la salle des séances, où, sur la proposition de Georges Couthon, furent décrétés d'arrestation à leur domicile les 22 représentants réclamés par les pétitionnaires, ainsi que les membres de la commission des Douze et les ministres Clavière et Lebrun-Tondu.

Boyer-Fonfrède et Saint-Martin-Valogne ayant été exclus de la mesure à la demande de Legendre, puis Ducos, Dussaulx et Lanthenas à la demande, entre autres, de Couthon et de Marat, c'est finalement 29 députés girondins qui furent décrétés d'arrestation à leur domicile, avec les ministres Clavière et Lebrun-Tondu de :

Barbaroux, Birotteau, Brissot, Buzot, Chambon, Gensonné, Gorsas, Grangeneuve, Guadet, Lanjuinais, Lasource, Lehardy, Lesage, Lidon, Louvet, Pétion, Salle, Valazé, Vergniaud et dix membres de la commission des Douze : Bergoeing, Boilleau, Gardien, Gomaire, Kervélégan, La Hosdinière, Henry-Larivière, Mollevaut, Rabaut, Viger.

Les Montagnards ayant enfin les mains libres, ce sera pendant 13 mois la Terreur, voire la Grande Terreur, sous la dictature du Comité de Salut public, un gouvernement de sept membres dirigé avec autorité par Maximilien de Robespierre.
 -  [ Photo côté Tournon ] Monument à la mémoire des Girondins (côté Tournon)
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[ Photo côté Comédie ] Monument à la mémoire des Girondins (côté Comédie)
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Dès 1868, l'architecte Julien Guadet, petit-neveu du député girondin Élie Guadet, établit un projet de monument à la mémoire des Girondins pour la place Dauphine [Voir] Projet d'un monument à la mémoire des Girondins - 1868
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Le projet ne sera pas réalisé.

Source : ÉTUDE DE CRITIQUE HISTORIQUE : LES TROIS GIRONDINES (MADAME ROLAND, CHARLOTTE DE CORDAY, MADAME BOUQUEY) & LES GIRONDINS - M. ARMAND DUCOS - 1895 - Appendice - Page I - « Site 1886 - Collections de l’Université Michel de Montaigne Bordeaux3 »

Historique — L'origine de ce Monument remonte au concours, ouvert par la Ville de Bordeaux, en 1887-88, et dont les premiers résultats, à titre de simple consultation avec primes et sous la condition formelle que l'exécution définitive pourrait ne pas être confiée aux lauréats, firent classer en première ligne cinq projets, retenus pour une seconde épreuve, au nombre desquels celui de M.A.J. Dumilâtre Sin_foto.pngJean-Alphonse-Edme-Achille Dumilâtre, né à Bordeaux, qu'il dut quitter très jeune. Ancien élève de MM. Cavelier et Dumont. il entra à l'Ecole des Beaux-Arts et en sortit 1er second Grand-Prix de Rome, en 1872. Il se distingua ensuite par le Monument de Crocé-Spinelli et Sivel, qui lui valut la première médaille au Salon de 1878. Son Monument à La Fontaine, placé au Ranelagh à Passy, le fit nommer Chevalier de la Légion d'Honneur en 1889.

Sans parler des autre et nombreux ouvrages qu'il a faits à Paris, M. Dumilâtre est aussi l'auteur de la statue du Jeune Vendangeur, dont le Musée de Bordeaux possède le modèle, et du bas-relief de la Bibliothèque Municipale de la même ville.
, statuaire.

A cette seconde épreuve soumise aux mêmes conditions, le projet de Dumilâtre obtint le deuxième rang sur les trois projets primés. Il avait d'ailleurs sur tous les autres un avantage spécial considérable, celui de pouvoir éventuellement s'adapter très bien à la place des Quinconces, dans le cas, alors imprévu, où la Municipalité de Bordeaux renoncerait à sa première pensée d'élever ce Monument sur les allées de Tourny.

Cependant, les primes payées et les obligations de la Ville envers les lauréats strictement remplies, les choses en restèrent là.

Vers la fin de 1891 (25 septembre), M. Armand Ducos (petit neuveu de Ducos et Fonfrède), qui avait déjà fait une conférence publique sur les Girondins, à l'Alhambra de Bordeaux,fit naître dans l'esprit dela Municipalité un autre projet consistant à remplacer le bassin vieillot et l'étique gerbe des Quinconces par quelque chose de plus artistement étoffe.

On songea alors à une fontaine monumentale. Sans nouveau concours public, sans prendre d'ailleurs aucun engagement, on fit appel directement ou par relations à quelques artistes, entre autres, à Dumilâtre, qui, ayant déjà repris, sur le conseil de quelques amis, son projet grandiose, le remaniait, le développait et y combinait admirablement et le Monument des Girondins, première idée, et la Fontaine Monumentale, deuxième idée.

Dumilàtre proposa en mars 1893 son projet définitif. A une très grande majorité de l'Administration municipale, la nouvelle oeuvre si attrayante, si harmonieuse dans sa complexité et si bien appropriée à la place des Quinconces, fut favorablement accueillie et adoptée, sous réserve de quelques très légères modifications et du devis à produire.

C'est à ce moment et en vue de l'établissement de ce devis, que la nécessité d'un collaborateur architecte s'imposa. M. Dumilâtre fit choix d'un ami, M. Rich.

Les plans et devis établis ainsi en collaboration, mais d'après la maquette personnelle de M. Dumilâtre (voir photo en bas de page), le Conseil municipal de Bordeaux, dans sa séance du 14 novembre 1893, ratifiant le choix de l'Administration, vota, conformément à ces plans et devis, l'exécution du Monument aux Girondins.

Description — Le Monument est donc établi sur un vaste soubassement rectangulaire, qui constitue sa base proprement dite et sert de crypte; on y accède par quatorze marches en granit avec palier, dont l'un fait face à la rivière, l'autre, demi- circulaire, au cours Tournon. A droite et à gauche de ce soubassement, deux importants bassins, dont l'un faisant face à la place de la Comédie, représentera le triomphe de la République, l'autre, faisant face au cours du XXX-Juillet, celui de la Concorde et de la Paix.

Dans le premier, la République, coiffée d'une couronne de lauriers, est assise comme sur un trône, vêtue d'un justaucorps de cuir; l'épée au côté, avec un manteau de pourpre semé du chiffre R. F. De la main droite elle tient un sceptre, comme emblème de la puissance civile et militaire, de l'autre, une boule surmontée de trois figurines symbolisant Liberté, Egalité, Fraternité (ces figurines ont été volées); à ses pieds, à gauche, le Travail, représenté par un forgeron qui jure fidélité d'une main et de l'autre s'appuie sur un lourd marteau, de l'autre côté, à droite, la Sécurité, représentée par une femme étendue auprès d'un lion qui veille; un enfant dort paisiblement à ses pieds.

A gauche de ce groupe central, trois bébés symbolisent la loi du service militaire obligatoire; à droite, trois autres chérubins représentent l'Instruction Publique obligatoire.

Quatre vigoureux chevaux traînent le char qui poursuit sa course dans le monde.

Enfin, pour compléter cette composition, trois personnages, renversés dans l'attitude d'une chute précipitée, se débattent dans l'abîme : ce sont l'Ignorance, le Vice, le Mensonge, symbolisant, par contraste, les bienfaits d'un régime qui condamne l'obscurantisme pour faire place à la lumière éclatante du grand jour.

Le bassin de la Concorde se compose d'une statue mi-drapée, le torse nu comme la Vérité : elle étend un bras protecteur sur un groupe d'hommes qui s'embrassent, c'est la Fraternité; à droite, l'Abondance répand à profusion les fruits de la terre.

Un peu en arrière, deux groupes de trois enfants représentent : le premier, le Commerce et l'Industrie, le second, les Beaux-Arts.

Enfin, un chérubin chevauche un poisson [Voir] Enfant chevauchant un poisson
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; les Grâces l'entoure et forment une ronde. Ce sont les symboles du Bonheur et de la Vie, conséquences de la Concorde et de la Paix.

Comme dans le bassin de la République, quatre chevaux marins traînent le char de la Concorde.

Quittons les bassins pour nous occuper de la base proprement dite, qui est rectangulaire et sert de support à la colonne. Cette parlie très massive, en pierre de Gorgolonin, est flanquée de deux portes donnant accès à la crypte. Sur cette base repose la partie plus délicate du piédestal qui précède le dé. Ici, la décoration se manifeste, assez abondante et variée, par divers motifs allégoriques. En façade, du côté de la rivière, se dresse une tribune qui fut l'élément essentiel des Girondins; cette tribune, ornée des symboles de l'Eloquence tribunitienne, est surmontée du Coq Gaulois.

Aux pieds de la tribune, deux statues assises représentent, à droite, l'Histoire, à gauphe, l'Eloquence. Sur la face opposée, c'est-à-dire dans l'axe du cours Tournon, la Ville de Bordeaux, assise sur la proue de navire, tient de la main droite un sceptre, comme emblème de sa puissance maritime et commerciale, et ses pieds touchent à une Corne à"Abondance, d'où s'échappent les richesses vinicoles de la contrée. Au-dessous et à demi-couchées, deux femmes représentent, l'une la Dordogne, l'autre la Garonne.

Vient ensuite le dé qui supporte directement le fût; il est décoré d'une guirlande de chêne et flanqué aux quatre angles de bonnets phrygiens laurés. Sur les faces latérales, à gauche et à droite, les armes de la Ville; en façade et sur la partie postérieure, des tablettes destinées aux inscriptions.

Le fût de la colonne fait immédiatement suite au dé, il se développe sur une hauteur de 33 mètres. Il est décoré, sur la façade, d'une grande palme soutenue par une hampe, à laquelle trois écussons sont attachés, avec les dates 1789, 1792, 1793. De fortes guirlandes de chêne et de lauriers retiennent, dans les parties latérales, des cartouches d'un caraclère Renaissance aux armes vicomtales de la Ville.

Du côté opposé à la façade, sont gravés les noms de tous les Girondins; des couronnes et des étoiles limitent chaque groupe de noms.

Un chapiteau, mesurant quatre mètres sur chaque face, couronne le fût ; il est décoré d'un bouclier au chiffre de la République, avec guirlande servant d'attache à la corbeille et reliant chacune de ses faces; derrière le bouclier, la hache des licteurs surmontée de couronnes de chêne en guise de fleurons.

Enfin, la lanterne surmonte le chapiteau et ménage une sortie convenable sur la plateforme; elle sert en même temps de piédestal et de lien entre le chapiteau et la statue de la Liberté.

Cette statue, mesurant du bout des pieds au sommet de la tête, 5m 60, est debout, les ailes déployées, coiffée d'un bonnet phrygien lauré : elle dresse ses bras vers l'espace, dans une attitude triomphale; d'une main, elle tient des chaînes brisées, symbole de délivrance et de liberté; de l'autre, des couronnes de gloire et de triomphe final.

Lettre de Dumilâtre, résumant son projet :

« J'ai d'abord évité, du moins dans sa manifestation extérieure, de donner à mon oeuvre un aspect funèbre; mais au contraire, j'ai voulu affirmer le sentiment du triomphe et de la victoire; car, il s'agit bien d'une oeuvre de glorification.

Une colonne, couronnée d'une statue de la Liberté — les Girondins sont morts pour la fonder — l'emporta de suite dans ma pensée sur toute autre combinaison.

Ce monument est essentiellement commémoratif. En le regardant, chacun doit le comprendre : la formule que j'ai choisie, une colonne, m'a semblé devoir exprimer de suite l'idée du triomphe avec une note discrètement funèbre.

L'idée des bassins m'est venue en songeant à la population plutôt gaie, insoucieuse et aimable qu'on rencontre sur les promenades. La gaieté à la base était indispensable; c'est d'abord là que le regard se porte. Il fallait motiver ces bassins : ce qui m'a entraîné, à l'instar de Versailles, à faire figurer des personnages groupés et symbolisant le triomphe des idées pour lesquelles mes héros sont morts, la République, la Paix et la Concorde. Ces bassins sont donc devenus par ce fait les corollaires indispensables de la colonne. Ils la complètent esthétiquement parlant et font comprendre l'étendue de l'oeuvre des Girondins : d'un côté le triomphe de la Concorde et de la Paix, de l'autre celui de la République.

L'idée générale trouvée, il ne s'agissait plus que de la formuler dans une oeuvre d'art ».




Les noms des Girondins ci-dessous sont gravés sur ce monument :

François Bergoeing Sin_foto.pngFrançois Bergoeing, né à Saint-Macaire le 31 mars 1750 et mort à Bordeaux (Gironde) le 28 novembre 1829, est un homme politique français qui occupa divers postes dont ceux de député suppléant de la Gironde à la Convention nationale, de membre du Conseil des Cinq-Cents et de receveur général des Côtes-du-Nord.

À la Révolution, il fonda le Club des Amis de la Constitution de Saint-Macaire, et devint maire de cette localité. Élu député suppléant de la Gironde à la Convention nationale, il remplaça immédiatement Condorcet qui avait opté pour l'Aisne et siégea sur les bancs girondins. Assidu des salons de Madame Roland, il s'attaqua plusieurs fois à Marat.

Lors du procès du roi, il vota pour la culpabilité de Louis XVI, pour la ratification du jugement du peuple; sur la peine, pour la réclusion et pour le sursis. Il devint suppléant à la commission d'examen des fournitures des armées.

Il vota pour la mise en accusation de Marat le 13 avril 1793 et, le 21 mai 1793, il était élu membre de la Commission des Douze, chargée d'enquêter sur les conspirations menaçant la représentation nationale. Il fut ainsi repris sur la liste des pétitionnaires des 48 sections du département de Paris, qui demandèrent le décret d'accusation contre les Girondins et dont Marat se chargea de sa constitution définitive en y ajoutant ou retranchant l'un ou l'autre.

Bergoeing venait de publier pendant son passage à la Commission des Douze : La longue conspiration des Jacobins pour dissoudre la Convention nationale, prouvée par Bergoeing.

Décrété d'arrestation le 2 juin 1793, il s'enfuit le 7 juin et gagna le Calvados où avec d'autres fugitifs, Barbaroux, Louvet, Pétion notamment, il tenta, sans succès, de fomenter un soulèvement.

Décrété traître à la patrie le 28 juillet 1793, il parvint à se réfugier et à se cacher à Saint-Macaire jusqu'après le 9 thermidor (27 juillet 1794) où il regagna Paris et reprit sa place à la Convention le 18 frimaire an III (8 décembre 1794). Il fut des plus actifs contre l'insurrection parisienne de prairial et fit alors partie du Comité de sûreté générale. Le 5 octobre 1795, il fut adjoint à Barras contre les royalistes.

Réélu au Conseil des Cinq-Cents, sous le Directoire, il s'opposa à Bonaparte et démissionna après le 18 brumaire (9 novembre 1799). Renvoyé à Saint-Macaire, il fut appelé par Murat, alors roi de Naples, qui le fit gouverneur des domaines royaux à Naples. Il y vécut jusqu'en 1824, puis se retira à Bordeaux.
      Marguerite Élie Guadet Guadet.JPGMarguerite Élie Guadet, né à Saint-Émilion le 20 juillet 1758 et mort guillotiné à Bordeaux le 20 juin 1794, est un révolutionnaire français.

Quand la Révolution française éclate en 1789, Élie Guadet, issu d’une famille de magistrats girondins, a déjà acquis une solide réputation de plaideur à Bordeaux. Nommé administrateur du département de la Gironde en 1790 puis président du tribunal criminel de Bordeaux, il est élu la même année député de la Gironde à l’Assemblée législative.

Avec Gensonné et Vergniaud, il sera l’un des fondateurs du groupe politique des girondins. Il préside l’Assemblée nationale du 22 janvier au 5 février 1792 et préside la Convention nationale du 18 octobre au 1er novembre 1792.
Envoyé par la Gironde à la Convention, excellant aux attaques personnelles et à la polémique, Guadet devient dès lors est l’un des adversaires les plus farouche des Montagnards, particulièrement de Robespierre, Danton et surtout Marat, sa bête noire, contre lequel il avait déjà obtenu des poursuites en mai 1792. À nouveau, il obtient la mise en accusation de l’« ami du peuple » par l’Assemblée nationale le 12 avril 1793. Paradoxalement, il votera contre sa propre proposition. C’est lui qui proposera, le 18 juin, la nomination d’une commission des Douze afin d’enquêter sur les « exactions » de la Commune de Paris et de veiller à la sécurité de l’Assemblée.
      Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède Boyer-Fonfrède_Jean-Baptiste.JPGJean-Baptiste Boyer-Fonfrède, né à Bordeaux, 5 décembre 1766, homme politique français. Député à la Convention, il est membre des Girondins. Il vote la mort de Louis XVI. Il est guillotiné le 31 octobre 1793.

Membre d'une des principales familles de négociants de Bordeaux il est le fils de Pierre Fonfrède, sieur de La Tour Blanche et de Marie-Caroline Journu (née en 1735). Il a notamment un frère, François Bernard Boyer-Fonfrède.

Contrairement à son milieu, il se montre fortement opposé à l'esclavagisme. Jean-Baptiste suit une formation pour devenir négociant et va quelques mois vivre en Hollande. Sa famille, proche du milieu maçonnique, possède des plantations à Saint-Domingue et des navires qui font le commerce entre les îles, les villes Hanséatiques et Bordeaux. Sa famille est aussi alliée à la famille Journu, autre grande famille de négociants, dont Bernard Journu-Auber et Antoine-Auguste Journu d’Artiguevieille, baron de Saint-Magne (1753-1794), sont les membres les plus en vue. Il se fait remarquer à Bordeaux, dès les premiers jours de la Révolution en tant qu'orateur. Il devient membre du Musée de Bordeaux et de la loge maçonnique de l’Amitié en 1790. Député à la Convention nationale en 1792, il se signale par son éloquence et son courage : il dénonce les massacres de Septembre, s'oppose à l'organisation du tribunal révolutionnaire et accuse Jean-Paul Marat. On le retrouve aussi très actif au sein de la Commission du Commerce et des colonies (à laquelle appartiendra bientôt Bernard Journu-Auber.)

Cependant, au 31 mai, il est sauvé par Marat lui-même comme s'étant opposé, dans la commission des douze, à l'arrestation d'Hébert et de Dumas. Il n'en continue pas moins à combattre la Montagne avec vigueur. Enfin, sur la proposition d'Amar, il est traduit au tribunal révolutionnaire, condamné et exécuté à Paris avec les Girondins en 1793, dont son propre beau-frère, Jean-François Ducos (1765-1793), il n'a que 27 ans, et sa femme est alors enceinte de leur quatrième enfant.
      Jacques Lacaze Sin_foto.pngJacques Lacaze, né à Libourne (Gironde), le 4 juin 1752, mort guillotiné à Paris, le 30 octobre 1793, député de la Gironde à la Convention nationale.

Lors du procès de Louis XVI, il vote pour la culpabilité du roi, contre la ratification du jugement du peuple, pour la réclusion jusqu'à la paix, et jusqu'à l'époque où les puissances étrangères auront reconnu la République, et ensuite pour le bannissement, et il est malade lors du suffrage sur la possibilité d'un sursis.

Le 13 avril 1793, il vote pour la mise en accusation de Marat, le 23 mai, il est dénoncé par Marat comme conspirateur avec Dufriche-Valazé « de la faction liberticide », cherchant à s'emparer de la Convention ; Lacaze rétorque qu'il se rendra toujours armé à la Convention « quand des scélérats menaceront ma vie ». Le 28 mai, il s'abstient lors du scrutin sur le rapport du décret, qui la veille, a cassé la Commission des Douze.

Il n'est pas compris dans la proscription des vingt-neuf députés girondins le 2 juin. Cependant, il signe la protestation contre les journées des 31 mai et 2 juin et est accusé par Garrau d'influence néfaste sur l'opinion publique de Libourne, ce qui lui vaut, le 3 octobre, d'être repris dans le rapport d'accusation d'Amar. Il comparaît devant le Tribunal révolutionnaire en même temps que les Girondins, et sous la même inculpation, du 3 au 9 brumaire an II (24-30 octobre 1793). Condamné à mort, le 9 brumaire an II, avec ses vingt cocondamnés, il est guillotiné le lendemain avec eux.
    

Jean-François Ducos Sin_foto.pngJean-François Ducos, né à Bordeaux le 26 octobre 1765, exécuté à Paris le 10 brumaire an II (31 octobre 1793), est un député de la Convention. Il vote la mort du roi Louis XVI.

Fils d'un négociant de Bordeaux, Jean-François Ducos est envoyé à Nantes pour apprendre le métier, mais s'intéresse davantage à la politique et à la philosophie. Il participe à divers cercles, ce qui lui vaut une réputation de patriote, et lui permet d'être élu comme député de la Gironde à la Législative, puis à la Convention. Il tient des positions assez marquées, tant dans les affaires du roi Louis XVI que pour la question des prêtres réfractaires. Il est en particulier virulent contre La Fayette.

Siégeant parmi les Girondins, il a pourtant tendance à favoriser les opinions des Montagnards. Par protection de Marat, il échappe à une purge le 2 juin 1793, mais est soupçonné suite à ses protestations contre des arrestations et disparitions sommaires. Il est mentionné dans le célèbre rapport Amar du 3 octobre 1793 et condamné à mort le 9 brumaire an II, et finalement exécuté le 10 (avec d'autres Girondins, dont son ami et beau-frère Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède).
      Lafargue de Grangeneuve Sin_foto.pngJean-Antoine Lafargue de Grangeneuve, né le 4 décembre 1751 à Bordeaux et mort exécuté le 21 décembre 1793 dans la même ville, est un homme de loi et un homme politique français.

Fils d'un avocat au Parlement de Bordeaux, Grangeneuve est un des plus célèbres avocats de sa ville natale avant la Révolution.
En 1789, il adhère avec ferveur aux idées révolutionnaires et fonde la Société populaire de Bordeaux. Il devient également substitut du procureur à la commune de la cité.

Après la chute de Louis XVI, les idées du député girondin changent significativement. Beaucoup plus modéré, il dénonce l'un des premiers les massacres de Septembre.

Grangeneuve est réélu le 6 septembre 1792 député à la Convention, mais cette fois-ci pour les Bouches-du-Rhône, département dominé par le brissotin Barbaroux, le quatrième sur dix, avec 372 voix sur 674 votants. Il siège tout naturellement avec les Girondins et attaque la Commune de Paris et Marat.

Au cours du procès de Louis XVI, il vote pour l'appel au peuple, la détention jusqu'à la paix, mais ne se prononce pas sur le sursis. Le 13 avril 1793, il se prononce en faveur de la mise en accusation de Marat. Il accuse aussi les Montagnards de vouloir instituer une nouvelle tyrannie. En mai 1793, il défend la Commission des Douze, attaquée par la Commune de Paris et la Montagne.

Ces positions conservatrices entraînent la perte de Grangeneuve. Lors des Journées du 31 mai et du 2 juin 1793, il fait partie des députés girondins décrétés d'arrestation. Il parvient malgré tout à s'échapper et se réfugie chez lui à Bordeaux. Mis hors la loi le 28 juillet, il est dénoncé et arrêté en décembre.
Traduit devant une commission militaire, Grangeneuve est condamné à mort sur simple constatation de son identité. Il est guillotiné le 21 décembre 1793 (1er nivôse an II) en compagnie de son frère, Jean Grangeneuve, administrateur du département.
      Armand Gensonné Armand_Gensonné.jpgArmand Gensonné, né à Bordeaux, le 10 août 1758, guillotiné à Paris, le 31 octobre 1793, député de la Gironde à la Convention nationale.

Armand Gensonné refuse la désignation de secrétaire de la ville de Bordeaux par le roi, mais accepte d'être élu membre de la municipalité et de devenir procureur de la commune en 1790. Élu à l'Assemblée législative, il soutint Jacques Pierre Brissot et se rangea dans le camp des Girondins. Lors de son arrivée à Paris, il s'inscrit à la société des amis des Noirs dont l'objectif était d'obtenir l'égalité entre les hommes blancs et de couleurs. Comme rapporteur du Comité diplomatique, il se signala par la demande de mise en accusation des frères du roi et la déclaration de la guerre à l'Autriche (20 avril 1792).

Réélu à la Convention nationale, il devint membre du Comité de constitution et du Comité diplomatique. Au Procès de Louis XVI, il demanda la ratification par le peuple du jugement de la Convention nationale; se prononça pour la culpabilité du roi et pour la peine de mort, sans sursis. Armand Gensonné est un des plus modérés parmi les Girondins et on lui reprochera, au moment de son procès, un mémoire adressé au roi la veille du 10 août 1792 et ses relations avec Charles François Dumouriez. Il demanda des poursuites contre les auteurs des massacres de Septembre (1792).

Dénoncé par les sections de Paris, il fut décrété d'arrestation le 2 juin 1793 avec les Girondins, il aurait pu s'enfuir grâce à des complicités, il s'y refuse : « Je ne me fais aucune illusion sur le sort qui m'attend, mais je subirai sans m'avilir. Mes commettants m'ont envoyé ici : je dois mourir au poste qu'ils m'ont assigné. » Il fut traduit devant le Tribunal révolutionnaire du (3 au 9 brumaire an II ; condamné à mort, il fut guillotiné le 10 brumaire an II, avec vingt des vingt et un condamnés. Il fut inhumé au cimetière de la Madeleine.
      Pierre Victurnien Vergniaud Pierre_Vergniaud.jpgPierre Victurnien Vergniaud (né le 31 mai 1753 à Limoges - guillotiné 31 octobre 1793 à Paris) était un avocat, homme politique et révolutionnaire français.

Vergniaud ne doit pas être réduit à son éloquence. Par-delà son talent oratoire, il reste un des grands acteurs de la Révolution. Président à plusieurs reprises de l'Assemblée législative et de la Convention nationale, c'est lui qui déclara la « patrie en danger » (discours du 3 juillet 1792). C'est également lui qui prononça la suspension du roi au 10 août 1792 et le verdict qui condamna Louis XVI à la mort. Il fut pour beaucoup dans la chute du trône, et la levée en masse des citoyens pour la guerre. Il fut avec Georges Danton une des grandes voix de la Révolution, ce qui fit regretter à Michelet que ces deux hommes ne se soient pas entendus.

En 1789 Vergniaud a trente-sept ans quand la Révolution éclate à Paris et partout ailleurs en France. Par le biais de la Société des amis de la Constitution, il suit de près les grands événements qui ont lieu à Paris, il s'informe par les journaux et les gazettes. À cette période, Vergniaud est encore favorable à la monarchie constitutionnelle mais la tentative de fuite du roi, le 20 juin 1791, la fusillade du Champ-de-Mars le 17 juillet 1791 et l'impopularité naissante de l'Assemblée constituante, jugée trop modérée par les publicistes et les sections parisiennes remodèlent la pensée politique de Vergniaud, comme celle de bien d'autres révolutionnaires à l'automne 1791. Il présente alors sa candidature à Bordeaux et se fait élire député pour l'assemblée législative qui succède à l'assemblée constituante.


Les noms des « Girondins » suivants ne sont pas gravés sur ce monument. Il s'agit de Jean-Baptiste Salle - Jérôme Pétion de Villeneuve - François Buzot - Charles Jean Marie Barbaroux.



Le projet intitulé Gloria victis « Gloire aux vaincus », remplace celui prévoyant d'orner la place des Quinconces d'une fontaine monumentale commandée à Bartholdi Projet de fontaine monumentale pour la place des quinconces
Auguste Bartholdi 1858
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. Le conseil municipal de la ville de Bordeaux juge le prix de ce projet trop élevé. C'est la ville de Lyon qui en fait l'acquisition, où elle est installée « Place des Terreaux ».

À la suite de l'échec des négociations avec Bartholdi, la ville de Bordeaux prend la décision de regrouper les deux projets : celui du monument aux Girondins et celui de la fontaine, celui d'un monument-fontaine. Le projet de Dumilâtre et Rich est ainsi repris.

Réalisé entre 1893 et 1902, le Monument se trouve au centre de l'extrémité occidentale, de la place des Quinconces.


Construction du monument aux girondins
Echafaudage pour la construction de la colonne de pierre

les deux groupes de statues représentant dix des principaux députés ne seront jamais réalisés. Dans le premier groupe devait figurer, du côté du Grand-Théâtre : Vergniaud, Fonfrède et Ducos et ses deux inséparables amis, Lacaze et Condorcet. Dans le second, du côté opposé, devait figurer : Guadet, Gensonné, Grangeneuve, Bergoeing et Pétion.

Il fallut pour mener à bien le chantier de la statuaire que Dumilâtre fasse appel à la collaboration des sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie, ainsi qu'à celle de plusieurs fonderies : Denonvilliers à Sermaize dans la Marne, Leblanc-Barbedienne et également Durennes Paris, enfin les Fonderies du Val d'Osne en Haute-Marne.

La fonderie Denonvilliers de Sermaize-sur-Saulx (Marne) : les quatre chevaux-reptiles et la Liberté.
Les Établissements Leblanc-Barbedienne de Paris : le premier groupe réalisé pour le bassin de la République, "Le mensonge, le vice et l'ignorance".
Les Établissements Durenne de Sommevoire (Haute-Marne) : "Le triomphe de la République", les coquilles, les grenouilles, les roseaux et les six enfants.
La fonderie du Val d'Osne (Haute-Marne) : le bassin du "triomphe de la Concorde", et les quatre chevaux-poissons, en 1897 [Voir détail] Détail de la fonderie d'Osne daté de 1897
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Enlevés durant la Seconde Guerre mondiale pour récupérer le métal, conformément à la loi du 11 octobre 1941 :

"Nous, Maréchal de France, Chef de l'état français, décrétons : il sera procédé à l'enlèvement des statues et monument en alliages cuivreux sis dans les lieux publics et les locaux administratifs afin de remettre les métaux constituants dans le circuit de la production industrielle ou agricole...".

Tous ces éléments fûrent (heureusement oubliés). Ils ne retrouveront leur place initiale qu'en 1983.

Logo du journal sud ouest Article SUD OUEST - Publié le 12/11/2010 par catherine darfay

Avant d'être réinstallé en 1983, le monument aux Girondins a longuement été abandonné près du pont d'Aquitaine. Les chevaux ont même fait 30 mètres de course.


Les chevaux du monument aux Girondins avaient été déboulonnés pour échapper au joug des Allemands en 1943.
Archives « Sud Ouest » © Photo Photo Sud Ouest


La saga du monument aux Girondins retracée dans nos colonnes à l'occasion de son classement comme monument historique (« Sud Ouest » du 5 novembre) a réveillé les souvenirs de Raphaël Navarra qui détient à leur sujet des images inédites. A la tête d'une entreprise de démolition, le Bordelais avait en effet été appelé en septembre 1972 pour démolir une centrale thermique hors d'usage au pied du pont d'Aquitaine, du côté de la rue Achard.

C'est contre ce bâtiment désaffecté qu'étaient entreposés, en pièces détachées, les chevaux et les allégories. La demande émanait de la … DDE et il convenait de sortir les sculptures proprement. A l'époque, elles étaient pourtant bel et bien abandonnées au milieu de tout un … fatras, raconte le retraité.…
… La société Navarra a signé des chantiers de démolition plus spectaculaires partout dans le grand Sud-Ouest. Mais Raphaël Navarra se … souvient particulièrement de ces deux jours passés à soulever une à une les pièces du puzzle pour les déplacerde 30 mètres.
Chacun des huit chevaux pèse quatre tonnes au moins. Rien de rédhibitoire pour un bon Caterpillar toutefois. La difficulté consistait plutôt à attraper les bêtes au lasso sans qu'elles ne ruent dans les brancards ! « On avait conçu des estropes en polypropylène de 50 mm de diamètre. Du sur-mesure ! » précise Raphaël Navarra. Passionné d'architecture et de patrimoine, le Bordelais regrette de ne point trouver traces du moment, quelques années auparavant, où l'entreprise, alors dirigée par son père Fernand avait vidé la fameuse centrale thermique. « C'était en 1958, sans doute, en tout cas avant 1962. Or, si les chevaux avaient déjà été là à cette époque, je ne vois pas comment mon père et ses ouvriers auraient pu procéder ! »

Délie Muller, qui reconstitua le puzzle géant, ne sait pas comment la fontaine a ainsi pu tomber en disgrâce au pied du pont d'Aquitaine. « Je n'étais pas à Bordeaux à ce moment-là ! » sourit l'ancienne conservatrice du musée d'Aquitaine. Ce qui est certain, en revanche, c'est que les bronzes ont bel et bien été abandonnés pendant des années. Je crois que le premier à en avoir parlé était Dormoy, l'ancien président de la Chambre de commerce, au milieu des années 50. Mais ce n'est qu'en 1980 que le conseil municipal a décidé de leur retour ! »

c'est la qualité du bronze, précisément très IIIe République, qui a sauvé le monument : « Pour affirmer son ardeur républicaine, peut-être aussi en raison du fameux orgueil bordelais, la ville avait choisi un bronze Keller, où la part de cuivre est importante. C'est ce qui se fait de mieux, au point que peu de monuments en sont constitués en dehors de Paris ».
La solidité de l'alliage lui a permis de résister aux intempéries subies sous le pont d'Aquitaine et aux transports multiples, de Bordeaux à Angers, d'Angers à Bordeaux, de Bacalan à l'ancienne galerie Tatry, cours du Médoc, où le monument allait être reconstitué à l'identique. Jusqu'à la parade du retour définitif, en janvier 1983.

Logo du journal sud ouest Article SUD OUEST - Publié le 05/11/2010 à 06h00 , modifié le 05/11/2010 à 09h24 par Catherine Darfay

La commission à la récupération des métaux non ferreux avait payé l'ensemble de 52 tonnes à 30 francs le kilo de bronze. Le soin apporté au descellement des statues laisse penser que les Allemands ne songeaient pas forcément les débiter en canons. Toujours est-il que les 34 personnages et animaux ont été retrouvés intacts à Angers en octobre 1944, avant un retour triomphal à Bordeaux en juillet 1945.


Chevaux sur le train pour le départ vers les fonderie d'Angers (octobre 1943)

Les chevaux et les allégories ont failli finir au pied du pont d'Aquitaine, Jusqu'à ce qu'un ancien réfugié espagnol redécouvre en 1968 les bronzes échoués au milieu des hautes herbes. Il faudra la constitution d'une association, de longs combats et une campagne de presse pour que Chaban Delmas, réélu en 1977 , consente au retour des Girondins chez eux, après reconstitution du puzzle géant par le musée d'Aquitaine et restauration à l'identique, pendant des mois et des mois, dans les hangars des quais. Pendant ce temps, aux Quinconces, il n'y avait plus rien : « On avait détruit les socles en rocaille pour y mettre des massifs de sous-préfecture », se souvient Michel Suffran.

Janvier 1983 : la République et la Concorde reprennent enfin place de part et d'autre de la colonne, avec leur cortège d'enfants et d'hommes représentant l'instruction publique, la fraternité ou… le mensonge, le vice et l'ignorance (ceux-là sont renversés dans les bassins, cela va de soi !) et surtout leurs chevaux fièrement cabrés sous l'écume. Applaudissements de la foule, fanfares et discours triomphants.


Les photos

Les Chevaux Marins -  Le triomphe de la République

Les Chevaux Marins - Le triomphe de la République
Face à l'gnorance, le Mensonge et le Vice
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Sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie
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Monument aux Girondins - Maquette du Projet de Dumilatre
Source : LES TROIS GIRONDINES - M. ARMAND DUCOS
PETIT-NEVEU DES GIRONDINS DUCOS ET FONFRÈDE
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Monument aux Girondins

Monument aux Girondins
le triomphe de la République
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Monument aux Girondins -  La Liberté brisant ses chaînes.

Monument aux Girondins - La Liberté brisant ses chaînes.
Fonderie Denonvilliers de Sermaize-sur-Saulx (Marne)
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Monument aux Girondins -  Ignorance, Mensonge et Vice

Monument aux Girondins - Triomphe de la Concorde
trois enfants représentent les Beaux-Arts
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Sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie
Monument aux Girondins -  La ville de Bordeaux assise sur la proue d'un navire avec une corne d'abondance

Monument aux Girondins - La ville de Bordeaux assise sur la proue d'un navire avec une corne d'abondance
Sur le socle, une allégorie fluviale : à droite la Dordogne et à gauche la Garonne
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Monument aux Girondins -   La Tribune avec le coq gaulois

Monument aux Girondins - La Tribune avec le coq gaulois
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WIKIMEDIA COMMONS
Monument aux Girondins -   La Tribune avec le coq gaulois

Monument aux Girondins - La Tribune avec le coq gaulois
Les 2 statues assises, à la droite du coq (gauche de l'écran) l'Histoire et à sa gauche (droite de l'écran) l'Éloquence.
Au-dessous du coq - Une plaque commémorative, gravée des noms des huit députés girondins
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WIKIMEDIA COMMONS
Monument aux Girondins -  le triomphe de la République

Monument aux Girondins - le triomphe de la République
trois autres chérubins représentent l'Instruction Publique obligatoire
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Sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie
Monument aux Girondins -  Le triomphe de la république

Monument aux Girondins - Le triomphe de la République
trois autres chérubins représentent la loi du service militaire obligatoire
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Sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie
Monument aux Girondins

Monument aux Girondins - Le triomphe de la République
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Sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie
Monument aux Girondins

Monument aux Girondins - Le triomphe de la République
Mascaron
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Sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie
Monument aux Girondins -  projet de Gustave Debrie

Monument aux Girondins - Le triomphe de la Concorde
Mascaron
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Monument aux Girondins -  Ignorance, Mensonge et Vice

Monument aux Girondins - Triomphe de la Concorde
trois enfants représentent les Beaux-Arts (Peinture - Sculpture - Musique)
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Monument aux Girondins -  Le triomphe de la Concorde

Monument aux Girondins - Triomphe de la Concorde
Trois enfants représentent le Commerce et l'Industrie
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Monument aux Girondins - Chérubin

Monument aux Girondins - Triomphe de la Concorde
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Monument aux Girondins -  Le triomphe de la Concorde

Monument aux Girondins - Le triomphe de la Concorde
Chérubin chevauchant un poisson - Les Grâces l'entoure et forment une ronde.
Symboles du Bonheur et de la Vie, conséquences de la Concorde et de la Paix.
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Sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie
Monument aux Girondins -  Le triomphe de la Concorde

Monument aux Girondins - Le triomphe de la Concorde
Chérubin chevauchant un poisson - Les Grâces l'entoure et forment une ronde.
Symboles du Bonheur et de la Vie, conséquences de la Concorde et de la Paix.
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Sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie
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Monument aux Girondins - Le triomphe de la Concorde
Chérubin chevauchant un poisson - Les Grâces l'entoure et forment une ronde.
Symboles du Bonheur et de la Vie, conséquences de la Concorde et de la Paix.
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Sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie
Monument aux Girondins

Monument aux Girondins - Le triomphe de la concorde
Trois chérubins représentent la loi du service militaire obligatoire
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Sculpteurs Félix Charpentier et Gustave Debrie
Monument aux Girondins -  projet de Gustave Debrie

Monument aux Girondins - projet de Gustave Debrie.
Cheval marin
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Monument aux Girondins -  Ignorance, Mensonge et Vice

Monument aux Girondins
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Prise de vue 05 juillet 2015
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Vue aérienne de la place des quinconces et d'une partie de Bordeaux
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GOOGLE EARTH
Monument aux Girondins - Chérubin

Monument aux Girondins - Chérubin
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WIKIMEDIA COMMONS


Les vidéos

[Vidéo du monument]
Monument aux Girondins
Vidéo YouTube
Réalisation Grain De Sel - http://mesgrainsdesel.canalblog.com/


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