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Le palais Gallien - Las Arenas

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Gallien s'écrit avec 2 "L"
Galien était un médecin Grec
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Ce monument auquel, dans un siècle d'ignorance, on donna le nom de Palais, mais que des titres du moyen-âge désignent sous celui d'Arènes, répond par sa fabrique au temps de l'empereur dont il porte le nom. Son appareil en petites pierres carrées, ses assises régulières, ses lignes de niveau très rapprochées, ses pilastres et leurs chapiteaux, le genre de construction des voûtes, des cintres, des architraves, où l'on voit constamment alterner la brique et la pierre : tous ces caractères appartiennent au siècle de Gallien. L'amphithéâtre de Bordeaux, appelé le palais Gallien, porte ce nom parce que l'on commença a le construire sous cet empereur.

Le nom qu'il portait à l'époque était las arenas (les arènes).

Il ne fût jamais achevé.

Il avait cinq enceintes. La plus grande de vingt et un pieds et demi de largeur, et le mur ou pourtour qui le formait au dehors, avait cinq pieds d'épaisseur; les autres enceintes avaient environ onze pieds, et leurs pourtours diminuaient d'épaisseur à mesure qu'ils approchaient de l'Arène. Cet amphithéâtre formait un ovale dont l'Arène avait deux cent trente-huit pieds (77 m) dans son grand diamètre, et cent soixante-huit pieds (55 m) dans son petit diamètre.

Le premier pourtour avait soixante-deux pieds d'élévation ainsi que le second. Les pourtours des autres enceintes allaient en diminuant. L'intérieur de l'amphithéâtre renfermait des galeries, des escaliers et des chambres destinées à loger les bêtes et aux usages particuliers de ceux qui assistaient aux spectacles. Les galeries étaient au nombre de quatre dont deux au rez-de-chaussée et deux au-dessus ; elles régnaient tout le long de l'amphithéâtre, entre le second, le troisième et le quatrième pourtour, et avaient environ vingt pieds de hauteur. Il y avait deux amphithéâtres : l'un destiné pour le peuple, était dans la partie supérieure de l'édifice, et descendait jusqu'aux galeries; l'autre, qui devait être occupé par les personnes d'une condition plus élevée, était un peu plus bas que les galeries et se terminait à quelques pieds au-dessus de l'Arène. On arrivait à l'Arène, non-seulement par deux grandes portes qui étaient aux extrémités du grand diamètre, mais encore par quinze portiques qui étaient pratiqués dans le pourtour extérieur, et qui perçaient également les autres. Outre les portiques, on avait pratiqué en dehors, d'autres arcades pour prendre les escaliers qui conduisaient aux galeries et à l'amphithéâtre le plus élevé. Des deux côtés de chaque escalier, étaient des chambres d'environ onze pieds en carré, qui communiquaient aux galeries. Il ne reste qu'une partie de la sixième enceinte, de la cinquième, de la quatrième, de la troisième et de la seconde. On ne voit que les fondements de la première, c'est-à-dire, de celle dont l'Arène était entourée.

L'amphithéâtre avait, aux deux extrémités du grand diamêtre de l'ovale, deux portes qui subsistent encore presque toutes entières. Elles ont vingt sept pieds de hauteur et dix-huit de largeur. Les deux côtés de ces portes sont accompagnés de pilastres qui, sortent hors-d'œuvre, d'environ trois pouces. Leurs chapiteaux soutiennent une d'architrave au-dessus de la porte. Il y avait, au-dessus de l'architrave une plate-bande qui devait être un peu plus élevée que la galerie de l'étage supérieur.

Au second étage, il y avait, au-dessus de chaque porte, une arcade avec deux niches, chacune de dix-huit pieds de haut sur quatre de large. L'arcade et les niches ont chacune leurs pilastres à côté, qui soutiennent l'architrave dans le goût de celle qui est au-dessus de la porte. Il régnait au-dessus, une espèce de corniche avec des consoles que le temps a défiguré, cela devait être suivi de l'attique qui terminait tout l'édifice. Autant que les ruines de cet édifice permettent de le conjecturer, le rez-de-chaussée était de l'ordre Toscan. Au surplus, il est certain que l'amphithéâtre de Bordeaux n'a jamais été achevé, et que le sixième mur, qui devait entourer l'Arène, n'a jamais été élevé sur ses fondements dont on voit encore les traces. On doit sans doute attribuer la cause de son interruption aux barbares qui inondèrent l'empire Romain, et à qui on fut obligé Honorius de céder l'Aquitaine. Ce qui reste du palais Gallien, ainsi que des anciens murs de Bordeaux, prouve que leur construction est du temps du bas empire, et se ressentait déjà de la décadence des arts.

Le Palais Gallien a, durant les guerres civiles, servi de refuge aux troupes des partis: c'est ce qui a contribué à le dégrader plus vite.

On a commencé à le démolir en mai 1792. Il est à remarquer que le premier qui a acheté des emplacements sur ce terrain, s'appelait Ours ; que le premier acquéreur qui y a bâti se nommait Sauvage, et le maçon qui a fait les premiers abbattis, avait pour nom Silvain.

En démolissant un pan de muraille de cet amphithéâtre, on a trouvé le quatrain suivant, écrit sur une brique par deux voyageurs :

Ces superbes romains voulaient que chaque ouvrage,
Etonnât l'univers et en défiât le temps,
Dans ces murs, échappés au ravage des temps,
De leur vaste pouvoir nous retrouvons l'image.


[Les ruines du palais Gallien]

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Ruines du Palais Gallien
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Ruines du Palais Gallien
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Ruines du Palais Gallien

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Ruines du Palais Gallien
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Implantation du Palais Gallien dans la ville
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